Planète camelote

Philippe Mayaux, 2018

Un film réalisé par Georges de Genevraye

2018 Sélectionné
Sur une musique de thriller, les mains de l’artiste sculptent du plâtre blanc d’où émerge une nécropole fantasmagorique.

Synopsis

Sur une musique de thriller, les mains de l’artiste sculptent du plâtre blanc d’où émerge une nécropole fantasmagorique. Avec un humour teinté de surréalisme, Philippe Mayaux associe idées, formes et couleurs et nous livre son regard sur le Kitsch aujourd’hui.

L’artiste

L’artiste Philippe Mayaux est né en 1961 à Roubaix (59). Peintre et sculpteur, il vit et travaille à Montreuil. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris.

Fiche technique

Réalisation et image :
Georges de Genevraye
Montage :
Etienne Semelet
Musique originale :
Xavier Boussiron
Durée :
06:10

Sélections et festivals

  • Asolo Art Film Festival
    Asolo, Italie, 2019

Galerie photos

Chronique

Babylone Melba

Une émission nocturne trouble les écrans. Au programme de ce soir : Planète Camelote.
Georges de Genevraye a la vision spongieuse de l’accro au caco dont les pupilles dilatées s’imprègnent des humeurs étranges. Dans ce film, son oeil suit les mains de l’artiste Philippe Mayaux, docteur en sciences amphigouriques et adepte de l’hybridation débridée tendance Zorglub. Emporté par une symphonie détraquée de Boussiron, rejeton indigne d’un Bernard Herrmann dysphasique, le plasticien de l’infernal farfouille dans les décombres d’une société consumériste à la recherche de matériaux déchus mais nécessaires à sa nouvelle opération.

Troublant et expéditif comme le générique rêvé d’un feuilleton de S.F. confié à Arrabal, Planète Camelote est le prélude à une fantasmagorie crépusculaire dont le synopsis pourrait être le suivant :

« Parfois le cosmos comme un coucou choisit une poubelle sous un porche d’immeuble pour éclore. Crac ! Alors, quand le couvercle en plastique se lève et que le contenu se répand sur le sol, il suffit d’être sensible au vent astral qui souffle et creuse les ordures en sillon fertile pour ramasser des vestiges de coquilles. Ainsi, les enrobages de breloques, une fois brinquebalés puis embaumés dans une morgue immense, peuvent accoucher sur table d’acier d’une cité vierge et laiteuse comme une carcasse moderne offerte à d’ invisibles futurs. Ne manque plus que la chair et c’est déjà la fin du Big Bang… Pour l’infini c’est foutu, le messie repassera. »

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Thomas Bernard

Chapdeuil - Février 2018
Thomas Bernard est né à Libourne en 1980. Chroniqueur Art pour Fluide Glacial, il est aussi commissaire d'expositions pour la Véranda et co-directeur artistique pour Ferraille Productions du festival Formula Bula, bande dessinée et plus si affinités.